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La Banque de France, la Banque nationale suisse, le Hub Innovation de la BRI et un consortium du secteur privé dirigé par Accenture vont mener une expérience utilisant la monnaie numérique de la banque centrale (CBDC) pour les paiements internationaux.

Sylvie Goulard, sous-gouverneur de la Banque de France, a déclaré que les paiements transfrontaliers seraient effectués entre des banques en France et en Suisse.

L’expérience explorera le règlement transfrontalier avec deux CBDC de gros et un instrument financier numérique français sur une plateforme DLT.

Une monnaie numérique centralisée

Les monnaies numériques des banques centrales sont des monnaies numériques centralisées adossées à des titres tels que des espèces, de l’or ou du pétrole et réglementées par les banques centrales nationales.

Le dernier projet prévoit l’échange de l’instrument financier contre une CBDC de gros en euros par le biais d’un mécanisme de règlement livraison contre paiement (DvP) et l’échange d’une CBDC de gros en euros contre une CBDC de gros en francs suisses par le biais d’un mécanisme de règlement paiement contre paiement (PvP).

Ces transactions seront réglées entre des banques domiciliées en France et en Suisse, respectivement.

Actifs tokénisés et CBDC de gros

Cette nouvelle intervient quelques mois après que la Banque de France a effectué des transactions avec sa propre CBDC. Andréa M. Maechler, membre du conseil d’administration de la Banque nationale suisse, a déclaré qu’il était essentiel pour les banques centrales de rester à la pointe des développements technologiques.

« La Banque nationale suisse étudie déjà le règlement d’actifs tokenisés avec des CBDC de gros dans le cadre du projet Helvetia », a-t-il déclaré. « Nous sommes impatients d’étendre cette analyse à un contexte transfrontalier en participant à cette initiative passionnante. »

« Le projet Jura développe l’expérimentation des banques centrales qui étudient l’efficacité de la CBDC de gros pour le règlement transfrontalier. Il est de nature exploratoire et ne doit pas être interprété comme une indication que la Banque de France ou la Banque nationale suisse prévoient d’émettre des CBDC de gros. »

Fiorenzo Manganiello, associé du groupe LIAN et professeur en capital-risque et blockchain à la Geneva Business School, a déclaré que depuis 2014, lorsque le gouvernement chinois a créé une monnaie numérique de banque centrale (CBDC), les banques centrales du yuan numérique ont rattrapé leur retard.

« Sept ans plus tard, la Banque des règlements internationaux (BRI) estime que 86% des banques centrales dans le monde font des recherches sur les monnaies numériques. Environ 60% d’entre elles développent leur propre monnaie numérique, et 14% ont déjà commencé à déployer des projets pilotes », a-t-il précisé.

« Les monnaies numériques des banques centrales ont un avantage sur les crypto-monnaies car elles fournissent les mêmes services mais avec le filet de sécurité d’une gouvernance fiable. La composante vie privée existe toujours mais serait contrôlée pour respecter les réglementations et les lois du pays. »



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